Hamdoulilah
- En arabe
- الْحَمْدُ لِلَّٰهِ
- Translittération
- al-ḥamdu li-llāh
- Prononciation
- al-HAM-dou lil-LAAH, avec un h serré au fond de la gorge
- Les graphies
- hamdoulilah alhamdoulillah alhamdulillah el hamdoulilah lhamdoulilah hamdoullah al hamdou lillah hamdulilah
Le français traduit hamdoulilah الْحَمْدُ لِلَّٰهِ par « louange à Dieu », et plus vite encore par « merci mon Dieu ». La formule entière, al-hamdu li-llah, se lit « la louange appartient à Dieu » : son destinataire est nommé dans la formule même.
Hamd et shukr, deux racines qui se recouvrent
Le français passe par un seul merci là où l'arabe garde deux racines. La description courante les sépare ainsi : shukr répond à un bienfait reçu, il suppose un geste et un donateur ; hamd est une louange adressée à quelqu'un pour ce qu'il est. On remercie pour quelque chose, on loue quelqu'un.
Les dictionnaires, eux, enregistrent des recouvrements. Le Wiktionary anglais range « to thank » parmi les sens de ḥ-m-d, et « to praise » parmi ceux de sh-k-r. Les deux champs se croisent, et la frontière n'est pas étanche.
La même racine ḥ-m-d a donné des prénoms. Le Wiktionary fait de Mohammed le participe passif du verbe ḥammada, « louer, célébrer » ; Ahmed, Hamid et Mahmoud sortent du même groupe de consonnes.
Huit façons de la taper, réunies au même endroit
- alhamdoulillah, qui note l'article, toutes les voyelles et le l double
- hamdoulilah, sans l'article et sans le l double
- alhamdulillah, la graphie retenue par le Wiktionary et Wikipédia en anglais
- el hamdoulilah, avec l'article rendu el, comme le turc elhamdülillah
- lhamdoulilah, avec l'article réduit à un seul l
- hamdoullah, attestée en imprimé dès 1903, chez Paul et Victor Margueritte
- al hamdou lillah, découpée en trois mots
- hamdulilah, hamdoulilah avec u à la place de ou
L'article qui s'accroche, se réduit, ou tombe
Le début de la formule est l'article défini arabe. Il s'écrit al- en arabe littéraire, et Wikipédia note qu'il se romanise aussi el-, il- ou un simple l- selon les variétés d'arabe. Le turc, qui a emprunté la formule, l'écrit elhamdülillah. Dans hamdoulilah, l'article ne se lit plus du tout.
La fin obéit à une autre soudure : la préposition li, « à », se colle au nom Allah. Des deux l que l'on voit au milieu du mot, le premier est la préposition, le second appartient au nom lui-même.
Le h que le français avale
Le h de hamd note la lettre ح, une consonne pleine : la fricative pharyngale sourde, transcrite [ħ] en alphabet phonétique, distincte du h glottal [h] que note la lettre ه. Le français, lui, a lexicalisé la formule sans ce h : le Wiktionnaire donne la prononciation [am.du.la] à l'entrée hamdoullah.
Le moment où la formule sort
On l'entend par exemple après un repas, à la fin d'un trajet, ou quand une nouvelle inquiétante se dégonfle. Elle sert aussi de réponse à « comment ça va ? », où elle vaut « ça va » plutôt qu'un bilan détaillé.
L'éternuement a sa convention, que Wikipédia recense parmi les réponses à l'éternuement en arabe : celui qui éternue dit hamdoulilah, et l'usage veut que son entourage réponde yarhamouk Allah, « que Dieu te fasse miséricorde ».
Le site publie les horaires de prière de chaque ville suivie, et le Coran s'écoute depuis l'accueil.
Où se vérifie ce qui est écrit ici
Chaque affirmation de cette page se contrôle dans les ouvrages ci-dessous. Une affirmation qui ne s'y vérifiait pas n'a pas été reformulée, elle a été retirée.
Lire et écouter le Coran
IslaMobiles donne accès au Coran mot à mot avec neuf récitateurs, aux horaires de prière de votre ville et à un mode de mémorisation. Sans compte et sans publicité.